Posted on

DÉCLARATION DE LA FÉDÉRATION CANADIENNE DES COOPÉRATIVES DE TRAVAIL SUR LES NÉGOCIATIONS DE L’ONU SUR LE CHANGEMENT CLIMATIQUE

Déclaration de la fédération canadienne des coopératives de travail sur les négociations de l’ONU sur le changement climatique

15 juillet 2015

Du 30 novembre au 11 décembre 2015, les nations du monde se réuniront à Paris en France afin de négocier un traité global sur le changement climatique. La Fédération canadienne des coopératives de travail (FCCT) est une organisation représentant les coopératives de travail du Canada. Le 7e principe coopératif établit que « Les coopératives contribuent au développement durable de leur communauté dans le cadre d’orientations approuvées par leurs membres. » Les changements climatiques menacent sans contredit non seulement de développement durable mais la survie de millions de personnes partout au monde en ébranlant la sécurité alimentaire et en causant des événements climatiques extrêmes incluant l’élévation du niveau des mers, l’acidification des océans et d’autres impacts. La FCCT est donc mandatée au nom de nos membres à plaider pour une action significative sur le changement climatique en fonction des valeurs coopératives d’auto-assistance, d’auto-responsabilité, de démocratie, d’égalité, d’équité et de solidarité. Ce faisant, la FCCT se joint à un mouvement diversifié et croissant au sein de la société.

Dans ce but, la FCCT intercède pour qu’un accord soit conclu à Paris et qu’il comprenne les éléments suivants :

Un engagement envers un futur 100% renouvelable d’ici 2050 : Pour stabiliser les conditions climatiques à des niveaux sécuritaires tel que demandé par la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, le monde doit s’éloigner des combustibles fossiles vers l’énergie renouvelable d’ici 2050[1]. Ceci signifie que plus des deux tiers de toutes les réserves de combustible fossile présentement viables commercialement devront rester souterraines[2].

Appui mutuel : Des mécanismes doivent être établis afin de partager le capital, la connaissance et la technologie entre toutes les parties afin de minimiser la consommation occasionnée par des barrières légales telles que la propriété intellectuelle.

Équité et auto-responsabilité : Le niveau de responsabilité afin de réduire les émissions et donc les cibles nationales doit être établi selon les ressources financières et la responsabilité historique de chaque nation.

Compensation équitable : La FCCT reconnait que le taux actuel de dioxyde de carbone dans l’atmosphère est une conséquence des activités historiques des nations industrielles. Les pays industrialisés ont donc une responsabilité de fournir du financement et des technologies afin d’aider les pays du sud à s’éloigner des combustibles fossiles et à s’adapter à un climat changeant.

Le bien commun : Les politiques et les mécanismes doivent faire progresser le bien commun plutôt que le bien privé, réduire les inégalités globales et nationales, renforcir la société civile, les structures démocratiques et l’économie sociale.

Ouverture et transparence: Tous les pays doivent faire rapport de façon ouverte et transparente sur leurs cibles et leur progrès afin d’assurer l’imputabilité de leurs efforts.

Afin de faire progresser ces principes, la FCCT va:

  • Écrire aux co-Présidents du Caucus coopératif afin de demander que tous les partis prennent l’engagement de faire progresser une entente sur les changements climatiques selon les principes énoncés ci-dessus;
  • Encourager ses membres à écrire à leurs représentants politiques élus afin d’effectuer une requête similaire; et
  • Travailler avec CICOPA, l’association internationale des coopératives de travail, sur un énoncé conjoint pour les Amériques et internationalement pour une entente significative à Paris.

 

[1] N. Höhne et al., Feasibility of GHG emissions phase-out by mid-century (Ecofys 2013), disponible électroniquement en anglais: http://www.ecofys.com/files/files/ecofys-2013-feasibility-ghg-phase-out-2050.pdf

[2]Carbon in energy reserves and energy infrastructure; pp. 259ff, World Energy Outlook 2012, International Energy Agency, Paris 2012. Le résumé est traduit en français à